L’Iran propose un programme d’entrée gratuite pour les visiteurs de la Coupe du Monde de la FIFA 2022 – Doha News

Des responsables qatariens et iraniens doivent se rencontrer cette semaine pour discuter de la coopération lors du grand événement sportif.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a proposé un système de visa qui permettrait aux visiteurs de la Coupe du monde de football 2022 d’entrer à Téhéran sans visa, a rapporté dimanche l’agence de presse Mehr.

La proposition intervient alors que le Qatar et l’Iran cherchent à accroître leur coopération dans le secteur du tourisme en préparation de l’événement sportif majeur, qui doit avoir lieu du 21 novembre au 18 décembre.

Selon Mehr, le plan de visa gratuit attend actuellement l’approbation du gouvernement iranien et couvrirait les ressortissants dont les pays se sont qualifiés pour la Coupe du monde.

Ceux qui ne sont pas éligibles pour le visa gratuit comprennent les ressortissants des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Afghanistan, du Pakistan, de l’Inde, du Bangladesh, de la Somalie et du Sri Lanka.

L’Iran rencontrera son rival, les États-Unis, pour la première fois depuis que l’événement sportif s’est déroulé en 1998 lors de la Coupe du monde. A cette époque, l’équipe iranienne s’était imposée 2-1 face à son homologue américaine.

Les ressortissants de pays non éligibles ainsi que les autres visiteurs doivent présenter leurs cartes à jouer ou des documents prouvant le but de leur visite au Qatar afin de recevoir leur visa gratuit.

Une fois délivrés, les visas sont valables deux mois et les visiteurs peuvent rester à Téhéran pendant 20 jours tout en ayant la possibilité de demander le document d’entrée plusieurs fois.

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Alors que l’Iran tente de revitaliser son secteur touristique après le lourd tribut de l’épidémie de Covid-19, il vise à attirer davantage de visiteurs sur l’île de Kish, que les Iraniens décrivent comme “une perle qui scintille”.

Les responsables iraniens ont déclaré que les revenus de l’industrie du tourisme avaient atteint 11,7 milliards de dollars en 2019, soit 2,8% du PIB total de l’Iran. Téhéran a également été classé comme le deuxième pays à la croissance la plus rapide du tourisme par l’Organisation mondiale du tourisme la même année.

La proximité de l’île avec le Qatar et son faible coût permettraient aux spectateurs de trouver un logement pendant l’événement.

Le mois dernier, le Qatar et l’Iran ont convenu d’exploiter 400 vols et quatre navires de croisière entre Kish et Doha.

Le Conseil suprême iranien du libre-échange et des zones économiques spéciales, Saeed Mohammad, a déclaré que le pays tentait d’accueillir jusqu’à 100 000 touristes pour la Coupe du monde.

L’Iran avait mis la touche finale à l’aéroport de Kish tout en augmentant ses hôtels cinq étoiles de 10 à 15.

Le ministre iranien des Routes et des Transports Rostam Qassemi et son homologue qatari Jassim bin Saif Al Sulaiti prévoient de se rencontrer sur l’île de Kish cette semaine, selon l’agence de presse de la République islamique (IRNA).

La réunion porterait sur la façon dont l’île serait utilisée pendant la Coupe du monde. L’affaire était à l’ordre du jour du président iranien Ebrahim Raisi lors de sa visite au Qatar en février, où il a rencontré l’émir cheikh Tamim bin Hamad Al Thani.

En décembre, le vice-ministre iranien du Tourisme, Ali-Asghar Shalbafian, a déclaré que la Coupe du monde contribuerait à lutter contre “l’iranophobie” en présentant au monde les attractions touristiques uniques du pays.

Au-delà de la pandémie, les experts avaient déclaré que le tourisme iranien souffrait de la soi-disant “propagande médiatique” occidentale décourageant les gens de se rendre dans le pays.

Cela survient au milieu des tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran après leur retrait de l’accord nucléaire de 2015 en 2018 sous l’administration Donald Trump.

En 2018, l’ancien président américain Washington s’est unilatéralement retiré du Plan d’action global conjoint (JCPOA) et a réimposé des sanctions contre l’Iran afin d’exercer une “pression maximale” sur le pays.

Les pourparlers à Vienne pour rétablir l’accord sur le nucléaire ont eu lieu pour la première fois en avril de l’année dernière et n’ont fait aucun progrès significatif depuis. Alors que les récents commentaires des responsables lors des pourparlers ont signalé un retour à l’accord, ils semblent à nouveau bloqués.

L’Iran a appelé à la levée des sanctions américaines et au retrait du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) de la liste des organisations terroristes étrangères américaines. Le groupe paramilitaire a été ajouté à la liste en 2019.

Le Qatar a joué un rôle clé en tant que médiateur entre les États-Unis et l’Iran, à la demande des deux pays. Des responsables du pays, dont le ministre des Affaires étrangères du Qatar, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, ont souligné à plusieurs reprises l’importance de rétablir le JCPOA.


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